en savoir plus sur l'origine de l'association

Qui sommes-nous ?

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Voici le lumineux bureau des LML !

Présentation du bureau

Trois présidentes s'organisent pour faire de cette association un lieu d’information, de douceur et d’éveil : Caroline CHEVALIER Sandra GIESSINGER Hélène LEFEVRE

Un vice-Président, représentant les papas et soutien indéfectible des LML : Pascal GIESSINGER

Un trésor inestimable en la personne de notre Picsou officielle, en charge de la trésorerie :
Florence LE-STRAT

Mais rien n’aurait été possible sans le soutien et la guidance de nos merveilleuses et lumineuses enfants, depuis d’autres plans, dans cet ailleurs inaccessible et pourtant si proche : Anaïs RICHECOEUR Axelle GIESSINGER Laura STEEL Léa LE-STRAT

Notre rencontre

Découvrez-nous

Nous avons chacune notre histoire, découvrez là ici.

Caroline

Caroline maman d'Anaïs

Je suis Caroline Chevalier,
J’ai deux enfants.
Anaïs, partie à 24 ans en janvier 2019, et Axel né en 1996, et qui vit à Montréal depuis 2014, où il a étudié et où il travaille maintenant.

Avant de commencer, j’ai envie de dire que jusqu’à l’âge de 50 ans , j’ai eu une belle vie de famille. J'étais comblée avec mon mari, et mes deux enfants merveilleux. Certes, j’étais souvent seule, car le papa de mes enfants avait un métier très prenant. Mais je dépassais cela, grâce au bonheur d’avoir fondé la famille idéale dont je rêvais. A la maison on riait beaucoup.
Pourtant, il y avait un bémol : le mal-être chronique de ma fille.

Le départ d’Anaïs est de ceux qu’on qualifie injustement de “volontaire”, j’y vois surtout que ce jour-là, elle a cessé de se battre.
Ma fille n’a jamais été diagnostiquée malgré 10 ans de dépression, et une première tentative de suicide en 2015.
Elle était ce qu’on appelle une enfant à Haut Potentiel, lumineuse, charismatique, hypersensible, peut-être borderline.
Elle n’était pas faite pour ce monde, et l’a quitté dans un moment d’extrême solitude à l’hôpital psychiatrique, où elle venait de rentrer pour se protéger d’elle-même, en pleine crise suicidaire. Là, on lui avait redonné des antidépresseurs et des anxiolytiques,dont elle ne voulait plus, et qui accentuent le risque de passage à l’acte durant les premiers jours.

Elle était entourée d’amour, mais face à l’angoisse permanente de vivre, l’amour des autres ne suffit pas.
De 14 ans à 24 ans, ce fut la chronique d’une “catastrophe annoncée”… J’ai vu le drame se profiler et je n’ai rien pu faire : crises d’angoisse, tétanie, scarifications, malaises, insomnies, cauchemars et tant d’autres maladies psychosomatiques...
Quand l’enfant est majeur, les parents sont exclus par les psychiatres, ce qui fait qu’on ne sait rien de ce qui se passe et on ne peut pas aider notre enfant.
Anaïs disait qu’elle avait honte d’être malade, car elle avait “tout pour être heureuse” et ne l’était pas. Elle culpabilisait beaucoup, et autour de nous, les gens pensaient qu’on avait juste une fille capricieuse…

Le 4 janvier 2019, après 5 jours de coma, son cœur s’est arrêté.
Elle a sauvé 4 vies grâce au don d’organes, elle qui voulait absolument donner un sens à sa vie...
Je me relevais d’un divorce et d’une opération au rein le mois précédent (une tumeur cancéreuse).
Je l’avoue, j’ai pensé la rejoindre. Je n’ai pas honte, et je comprends ce sentiment de se dire qu’on ne va pas pouvoir survivre à cette perte.

Et puis….

Plusieurs évènements m’ont fait basculer du côté de la Vie : les signes et synchronicités liés à ma fille née un 23 mars (ce nombre me poursuit toujours, les cœurs aussi, les plumes...)
des messages canalisés par une médium qui m’ont soutenue
des recherches personnelles qui m’ont amenée à comprendre que rien ne s’arrête, qu’il y a une vie après la vie
des mains tendues d’autres parents “comme moi”, de belles rencontres

Ma fille était montée très vite dans la Lumière, mais elle s’inquiétait pour moi, elle voulait que je me relève, que je transforme son départ en quelque chose de plus grand qui serve aux autres parents.

Alors doucement, je suis revenue à la vie.
J’ai construit des liens avec des parents endeuillés, qui eux seuls pouvaient me comprendre. Des contacts à distance, je suis passée aux rencontres de mamans à proximité de chez moi. J’ai lâché l’étiquette du “départ par suicide”, j’ai vite pensé que je ne devais pas me laisser enfermer dans cette double peine, celle de la culpabilité, en plus de l’absence physique. Peu importe, notre enfant est passé “hors de notre vue”.

Alors j’ai ouvert mon cœur, et j’ai osé aller vers les autres.
J’ai rencontré Hélène et Sandra en septembre et octobre 2020.
Pourquoi elles ? Pourquoi est-ce que tout de suite, quelque chose de fort s’est passé ?
Je crois que tout était prévu et que les bonnes personnes et les bonnes idées arrivent toutes seules.

Alors j’accueille ce renouveau, cette autre partie de ma vie.
Toutes les 3 très vite, début décembre, nous avons créé un groupe privé FB “Les Mamans Lumineuses et les papas aussi”, qui regroupe plus de 100 personnes, parents, amis, thérapeutes, écrivains, médiums..
On a aussi commencé de petits groupes d’échange en visio Zoom dès le mois de novembre.

L’idée de l’association LML a germé rapidement.
Statuts, logo, conférences, groupes de parole…
Il était évident qu’on allait créer cette aventure ensemble en co-présidant à 3.
L’association LML est née le 24 mars 2021.

Et nous voilà :-)
*********

Je vous présente ma fille Anaïs 24 ans et demi pour l’éternité

Si belle, si brillante, si forte et fragile à la fois il y a dans ses yeux une tristesse presque imperceptible, une nostalgie de l’enfance insouciante…..

Hélène

Hélène maman de Laura

Des dizaines de vies en quelques décennies, le temps se fige mais ne s'arrête pas, ni oubli ni répit.
C’est ma phrase de présentation habituelle, symptomatique d’une vie très éloignée du long fleuve tranquille.
Mariée très jeune à 18 ans à un britannique tout aussi innocent et naïf que moi, nous sommes partis nous installer à Nottingham, le pays de Robin des Bois, dans les Midlands en Angleterre. Naïfs parce qu’on voyait la vie avec des lunettes roses, convaincus qu’avec plein de bonne volonté, toute difficulté peut être aplanie. De notre vie là-bas, en sept années seulement, sont issus cinq enfants parfaitement bilingues et je dois dire que leur petite enfance reste la meilleure partie de ma vie, celle où j’ai endossé à fond mon rôle de maman, et j’ose espérer que les plus grands en gardent un souvenir joyeux et tendre.
Les lunettes ont commencé à se fissurer au début des années 2000, quand il est arrivé quelque chose de grave, précipitant un retour en France que j’ai provoqué de toutes mes forces. Malheureusement notre couple était déjà bien malmené, et quatre ans après ce retour, divorce inévitable.

S’en sont suivies les années adolescentes de ma tribu, et j’étais tout à coup bien démunie du haut de mes 34 ans. Ma fille aînée Laura avait alors 14 ans, et ce fût la valse des tentatives de suicide médicamenteuses, au rythme d’une à deux par an, jusqu’à ses 21 ans. Ma fille si brillante voulait mourir et nul n’arrivait à la raisonner, ni à trouver pourquoi cette envie d’en finir était inscrite si profondément en elle. Je déployais énormément d’énergie à lui trouver les bons psy, les bons cursus d’étude, dans un contexte très compliqué où j’étais souvent désignée ennemie et coupable. Je me sentais surtout désespérément impuissante, et je n’ai pas vu des choses cruciales au niveau de ses 3 frères et sa sœur plus jeunes.

C’est ainsi qu’on est arrivés bien cabossés en 2014, année où un diagnostic a enfin été posé pour Laura, et année où je me suis remariée.
Laura avait un trouble bipolaire, ce qui expliquait rétrospectivement énormément de choses. Trouver le bon dosage dans les traitements prend du temps, il y avait énormément de hauts et de bas pour elle, mais elle avait alors un compagnon qui la soutenait et veillait à ce qu’elle prenne son traitement. Elle était une battante malgré tout, revenant à ses premières amours et sa vocation de pâtissière, en passant le CAP pâtissier haut la main en 2015. En 2016, la vie de Laura semblait plus apaisée, elle avait un projet d’achat de maison avec son chéri, avait obtenu un travail dans une pâtisserie, et parlait de bébé. Trois jours après son entretien réussi, Laura a pris la voiture pour rejoindre son chéri à Cahors, dans la famille de celui-ci. Il était 19h30 quand elle a quitté Bordeaux et elle n’a prévenu absolument personne, elle voulait lui faire une surprise. Sauf qu’elle n’est jamais arrivée. Entre 22h et 22h30, sa voiture faisait une sortie de route inexpliquée sur une petite route de campagne rectiligne, la tuant sur le coup. C’était le 15 octobre 2016. Elle avait 24 ans.

Voilà 4 ans et demi précisément que c’est arrivé au moment où j’écris ces lignes.
Ni oubli ni répit.
J’ai passé les quatre premières années en apnée, cumulant des événements durs à vivre : un cancer lymphatique en 2018 pour ma plus jeune avec 7 mois de traitement, mes problèmes de santé de plus en plus préoccupants, le décès de mon père en 2019, un burnout au travail en 2020.
Pourtant, je gardais en moi la certitude qu’un jour, au détour d’un virage, le paysage serait forcément plus doux, plus brillant, plus captivant, qu’il en vaudrait à nouveau la peine. J’ai gardé de ma naïveté d’enfant et de jeune maman qui croyait que l’amour peut tout guérir, de cette pureté là, j’ai gardé un optimisme en la vie inébranlable. Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi. Je constate simplement que c’est ce qui me permet de continuer à avancer, même dans les moments les plus sombres de ma vie.
Ceci dit, j’étais tout de même arrivée au bout du bout à la fin de l’été 2020, et mon état physique en criait toutes les preuves.

C’est là que je l’ai vue, derrière le prochain virage : Caroline, maman d’Anaïs partie le 4 janvier 2019 dont les cendres ont été dispersées au Pyla. C’est à peu près tout ce que je savais d’elle quand nous avons réalisé que nous étions à vingt minutes l’une de l’autre. Il fallait absolument nous rencontrer.
Je n'oublierai jamais ce soir ensoleillé du 17 septembre quand sa silhouette frêle et souriante m'a rejointe de l'autre côté du trottoir. J'ai su instantanément que j'étais en train de vivre un de ces moments charnière qui allait compter. On avait tant de choses à se dire, il semblait qu'une vie ne suffirait pas pour tout partager.
Caroline est de ces êtres qui possèdent une lumière intérieure qui se voit à l'extérieur, le genre de lumière qui transcende les années et me fait la contempler comme si elle avait tout juste 15 ou 19 ans en fait, c'est bizarre à expliquer.

Enfermée dans ma douleur et bien décidée à ne plus jamais être naïve, j’explique à Caroline que moi et la spiritualité on a commencé à se fâcher en 2000 et on a pris des chemins opposés une certaine année 2016. La seule phrase de Caro était si logique que j’ai pas compris pourquoi je n’y avais pas pensé moi-même. Elle m’a dit : fais ta propre quête. Et j’ai recommencé à dévorer des livres, des scientifiques, des spirituels, des témoignages de parents et de médiums, tout ce que ma nouvelle bibliothèque municipale nommée Caroline me prêtait. J’ai ainsi découvert que les postulats et les découvertes avaient bougé en vingt ans. Mais surtout j’ai réveillé mes évidences intimes enfouies depuis si longtemps. Une fois tirées de leur hibernation, ça a été un florilège d'événements, de signes, de nouvelles expériences. En termes d’éveil spirituel, j’ai davantage progressé en 4 mois qu’en 4 ans. Une fois qu’on entrouvre la porte, plus rien ne demande la permission pour rentrer, c’est d’une force incroyable.

Aujourd’hui, je suis bien plus apaisée en ce qui concerne ma Laura. Elle m’a fait le bonheur immense et inattendu de provoquer deux contacts médiumniques empreints de significations et de détails bouleversants. Je sais désormais qu’elle est, tout simplement.

Après Caroline, j’ai rencontré Sandra, d’abord virtuellement puis en vrai. Même constat, Sandra fait partie de ce paysage infiniment plus beau apparu au détour de mon dernier virage, avec sa fragilité et sa volonté immense, et tant d’émotions arc-en-ciel dans les yeux. Une osmose instantanée s’est créée entre nous trois, et très vite nous avons voulu amener du concret dans nos vies et dans celles des parents comme nous, le concret de l’espoir et de la renaissance après ce drame que tout le monde nous disait insurmontable et inguérissable. Donner du sens à tout cela, et vivre infiniment plus fort, pour elles, pour nous, pour vous…
Extrait choisi d’un texte écrit par Laura le 23 Mars 2011 (19 ans), intitulé Envie d'en Vie

L'Envie est une projection de soi... Un infime bout de soi à part entière.
Elle me paralyse l'espace d'un instant, plusieurs minutes, parfois même des heures.
Je la sens naître, pour apparaître dans une réalité presque palpable.
Je la vois, je l'entends, je la ressens, jusqu'à la frôler et qu'elle pénètre en moi...
...Les Envies n'avaient plus de barreaux.
Elles allaient bientôt se libérer une à une, et laisser la place à de nouvelles envies, encore et encore, pour toujours.
Aujourd'hui je sais percevoir la naissance d'une Envie, la capter à son état le plus pur, et l'exprimer instantanément.
Cette réconciliation s'appelle la spontanéité, plus de mot dictateur...
Il m'a fallu des années de découvertes, d'écoute, d'expériences.
Je n'en finirai jamais d'apprendre, c'est la plus intense des motivations...
Je ressens, j'imagine, je me transporte, j'exécute, je profite, j’accueille et je vis.
L'Envie, moi je l'aime …

Sandra

Sandra maman d'Axelle

Qui je suis… c’est une bonne question.
J’étais une petite fille, devenue adolescente avec ses failles, ses douleurs, ses croyances, ses idées sur la vie, la mort. Puis un jour, sans m’en apercevoir, je suis devenue femme...

… une femme amoureuse avec la rencontre avec mon homme de ma vie, un 7 avril 1994.
… une femme comblée avec l’arrivée de Thibaud le 5 mai 1996 puis celle d’Axelle le 12 octobre 1999.
… une maman heureuse et totalement épanouie.

Je me suis même parfois dit que c’était étrange d’être si heureuse. Je n’avais pas le sentiment qu’on était sur terre pour être oisifs et heureux…
Et en effet… 20 ans, jour pour jour, après la naissance d’Axelle, le bonheur s’en est allé.

Il suffit de quelques instants pour basculer dans le néant, la souffrance ultime. C’est ce qui se passe le samedi 12 octobre 2019… Axelle nous est envolée…

Axelle revient de Périgueux où elle est étudiante. Elle rentre à la maison. Elle a 20 ans ce jour-là. Nous projetons d’aller au restaurant tous les quatre, avec son père et son frère. Mais sur la route, un drôle d’oiseau en a décidé autrement. Un mal faisan la fait dévier de l’autoroute. A 120 kms, elle perd le contrôle et s’envole avec l’oiseau fainéant.

Mais Axelle ne nous a jamais quittés. Un tout petit peu, juste le temps de prendre connaissance de sa nouvelle demeure dans cet ailleurs où je ne suis pas.

Parce que très vite elle est revenue près de nous. Bien entendu, les moyens de communication sont différents. Elle doit user de stratégies nouvelles pour se faire comprendre… des rêves, des synchronicités, des événements troublants, des signes, des apparitions…

Axelle ne nous a jamais abandonnés.
Elle a pu s’adresser à nous parce que j’étais à l’écoute.
On m’a parfois demandé : pourquoi toi ? pourquoi tu vis autant de choses ?
Au début, je ne savais pas répondre. On s’aime tellement fort, Axelle et moi.
Mais Axelle aime aussi son frère, son père, ses amies de coeur… alors pourquoi moi ?

Et bien, je crois que c’est parce que je suis éveillée.
J’ai su dès les premiers jours qu’Axelle était là parce que je l’attendais. Parce que je savais, je croyais en une vie après la vie alors je savais qu’elle trouverait le moyen et je suis restée attentive à toutes les possibilités.

Mon ouverture d’esprit n’est pas arrivée avec le départ d’Axelle. Depuis toute petite je sais qu’il y a quelque chose… C'est peut-être pour cela que je n’ai pas tout à apprendre et que beaucoup de choses se sont développées naturellement. Ce qui paraît déroutant ou même tiré par les cheveux à un autre me paraît très normal et naturel.

Je n’ai jamais voulu transformer cela en tabou. Trop “heureuse” de ce que je vivais, dans cette douloureuse épreuve, j’avais envie de le crier sur tous les toits et je me suis vite rendu compte que je n’étais pas seule à vivre des choses, à croire à des choses…

C’est juste que trop de personnes ont peur d’en parler pour ne pas risquer d’être taguées de folles ou illuminées.

Alors, ce n'est pas un problème.
Avec les Mamans Lumineuses, on va se charger d’éveiller les consciences. On va tout faire pour ouvrir grand les fenêtres et les portes et permettre au plus grand nombre de regarder ce qui se trouve de l’autre côté.

Faites-vous votre propre opinion !
Informez-vous, posez-vous des questions !
Lisez des revues scientifiques ! oui, scientifiques car la science s’empare de ces phénomènes et tente d'apporter des explications.

Acceptons que nous ne sachions pas tout et au lieu de dire : j’y crois pas, c’est n’importe quoi, disons plutôt : je ne sais pas. Pourquoi pas. Je peux toujours essayer de comprendre…

Axelle nous a laissé beaucoup de petits messages dont cette jolie phrase de Prévert : En partant, le bonheur m’a dit qu’il reviendrait.